Mardi, 07 Février 2017 18:47

Nécessité d’une orientation vers une économie verte

BLIDA- Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali a affirmé, mardi à Blida, la nécessité, pour le pays, de s’orienter vers une économie verte, dotée d’une vision moderne, avec la mise en œuvre des mécanismes d’investissement dans les projets environnementaux.

“L’orientation mondiale actuelle nous oblige à réfléchir à une économie verte visant à mettre un terme aux risques environnementaux et participant à la création d’un équilibre écologique”, a indiqué M. Ouali en marge de la clôture d’un colloque national sur le “Partenariat pour l’environnement”.

Intervenant à la suite des recommandations issues des ateliers de ce colloque, il a notamment insisté sur l’importance d’accompagner les compétences nationales aptes à créer et gérer des projets environnementaux, citant en exemple certaines entreprises prospères dans le domaine.

Il a fait part, à ce propos, du recensement de 25.000 registres de commerces dédiés au recyclage et à l’exploitation des déchets recyclables, soulignant, ainsi, l’importance d’accompagner cette orientation, en lui conférant un caractère moderne, a-t-il dit, d’autant  plus que l’Etat a “mis  en place de nombreux mécanismes incitatifs à l’investissement, dont les dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes”.

Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement a instruit, à cet effet, les directeurs locaux de l’environnement d’ “accompagner les porteurs de projets en la matière, en leur facilitant, entre autres, les procédures administratives”, tout en affirmant la nécessité de “construire un partenariat entre le privé et le public, en vue de soutenir l’économie nationale de façon générale”.

Il les a, en outre, invité à se réunir autour du l’Observatoire national de l’environnement, considéré, selon lui, comme une “base de données participant au rapprochement de tous les partenaires actifs du domaine, du citoyen modeste, mais aussi des associations, des chercheurs et tous les défenseurs du système écologique”.

“Nous devons faire de l’environnent une cause  nationale, car  d’importants défis nous attendent  à l’avenir”, a, encore, soutenu M.Ouali, avant  d’affirmer le “rôle efficient joué par  les organismes du secteur , dont  l’agence nationale des déchets  et  l’entreprise nationale de la biodiversité”, insistant sur l’importance de les soutenir avec  des “propositions  pratiques et basées sur une coopération entre les différents  partenaires du secteur”.

Il a, aussi, abordé l’importance des campagnes de sensibilisation organisées notamment en direction du secteur éducatif,   où les enfants sont sensibilisés sur l’importance d’avoir un quartier propre, un environnement sain, des surfaces vertes, et de lutter contre le gaspillage.

Ouvert depuis hier lundi, ce colloque national a vu la tenue de six(6) ateliers axés sur différents thèmes liés, entre autres, au “partenariat entre les autorités locales et la société civile”, “le volontariat et l’économie verte”, “l’éducation environnementale” et “la protection des ressources en eau”.

Parmi les recommandations issues  de ces ateliers,  il est signalé la création d’un système  d’alerte sur les  problèmes liés à l’environnement en Algérie, l’institution d’une  charte  locale  pour la consécration  du partenariat environnemental, ainsi que  la  mise en  place d’un dispositif d’information et de  cellules de proximité locales.

D’autres recommandations ont été axées sur la nécessite de faciliter les procédures d’autorisation du recyclage des déchets, et d’instituer une législation pour le suivi des projets environnementaux, outre la réactivation des clubs verts et l’élaboration d’un guide sur l’investissement dans l’économie verte.

La réhabilitation des espèces végétales menacées de disparition, la réalisation d’études pour la protection de l’environnement et des systèmes écologiques, l’organisation d’ateliers pour la valorisation des projets environnementaux et l’implication de la presse nationale dans la sensibilisation sur l’environnement sont les autres recommandations de cette rencontre,   à laquelle ont pris part une centaine d’associations environnementales   du pays.

Selon M. Ouali, ces recommandations doivent constituer “une feuille de route, sur la base de laquelle seront distribués les rôles sur les différents partenaires du domaine, en vue de l’institution d’une citoyenneté autour de l’environnement”.

Avant la clôture de ce colloque, le ministre a visité un nombre de places publiques et surfaces vertes réalisées, par des opérateurs privés, à travers la wilaya.  Louant cette initiative, il a estimé qu’elle est “au cœur même de l’esprit  de citoyenneté”, tout en appelant à  sa généralisation à d’autres wilayas.